Grey PRIDE

Grey PRIDE

"Les pétillantes"de Didier Fourmy

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Un livre pétillant et optimiste

Elles ne vieillissent pas, elles vivent.

La couverture représente quatre femmes, vues de dos et assises confortablement, face à la mer.
Détrompez-vous ! Elles ne s’ennuient certainement pas, elles discutent, commentent et s’amusent bien. 
Le lecteur ne voit pas leur âge…C’est tout un symbole.
Ce sont pour ceux qui ne les connaissent pas, des vieilles dames, sans plus d’avenir mais pour elles et pour les personnes qui les côtoient, elles ne sont surtout pas « retraitées …de la vie ».
Ces femmes vivent en colocation, par choix délibéré, entre elles, sans un seul homme à demeure si ce n’est José, qui est là pour s’occuper de l’intendance et des travaux.
Elles ne détestent pas les hommes, elles les aiment beaucoup mais depuis qu’elles ont construit leur nid collectif à Nîmes, elles veulent prendre la vie à pleines dents, alors les hommes, oui quand il faut, quelques jours mais pas plus. Elles ont donné, elles sont pour la plupart veuves, avec leurs secrets bien gardés jusqu’à cette visite du beau -frère et de la belle- sœur de l’une d’entre elles….
Là elles finissent par lever le voile sur leur existence passé, leurs relations familiales, leurs maris…
Des secrets de famille bien gardés sortent mais bon, c’est le passé, l’une verse des larmes, elle est consolée et tout repart comme avant.
Il y a aussi des histoires d’amour qui naissent, à plus de 70 ans, et même à 90 et c’est le départ de la résidence.
C’est parfois triste, mais parfois seulement car ce livre et ces vies actuelles sont croustillants et elles sont attachantes, pétillantes et comme l’explique Souris –chacune à un surnom, elle c’est en rapport à son « addiction » au net :
« La vie n’est jamais finie ! » On va jusqu’au bout, ensemble avec tout le bonheur qu’on est capable de prendre.
Une jeune journaliste, dépêchée par un magazine féminin n’en revient pas, au-début elle prend ses hôtes comme des « folles » mais très vite son regard se modifie, elle se sent même clown devant ces « hyper bonnes femmes ».
Ce livre drôle, délicieux, rythmé au possible trempe dans la fiction- peut-être- mais tous ces brins de vie racontés, cette philosophie hédoniste, tout sent l’authentique.
Vive la vie, « Marche ou crève »a écrit l’une de ces femmes avec son rouge à lèvre sur le miroir de l’entrée…. Elles marchent, elles courent et ne s’ennuient jamais.

Jean-François Chalot



13/09/2015
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