Grey PRIDE

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Témoignages


Cérémonie de clôture et Cheerleading aux Gay Games

Cérémonie de clôture avec une interview de Alain.

 

https://youtu.be/XBLpTvco71c

 

puis 

 

Le coup de cœur de Alain

 


12/08/2018
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Chronique en images de la journée LGBTQI+ à Ancenis

Nous en avions fait la chronique ic

Quelques images pour illustrer cette journée où GreyPRIDE Pays de la Loire existait.

 

https://photos.google.com/share/AF1QipMguriWhKO0lq-fVqjyc2AGGtdzpIrMNDafDHnXs3iXG6fE6wb6XnM0kNJGxX1lDQ?key=bHl0NlQ1Q185TFdfWHpPc0hTNHRXak91YU5xR3Rn

 

 

 


07/08/2018
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Le rapport à son corps à nos âges, appel à témoignage

Lors des Gay Games Paris 2018 et suite à des entretiens et observations faites, j’ai constaté que le regard posé sur soi et par les autres renforcent ou pas le sentiment d’appartenance communautaire ou d’auto-exclusion. L’âgisme semble plus discriminer les gays que les lesbiennes par un regard d’exclusion esthétique et de performance. Par exemple, un homme homosexuel de 60 ans n’a plus fréquenté son club de sport masculin non mixte à partir de 52 ans car les regards des hommes homosexuels plus jeunes sur lui semblaient dévalorisants. À partir d’un certain âge, les gays rejoignent des salles de sport mixtes mainstreaming où le regard des hommes hétérosexuels n’exprimerait aucun rejet esthétique. A contrario, les femmes homosexuelles de plus de 60 ans peuvent renforcer le sentiment de bien-être psychique, physique et social en ne se retrouvant qu’entre femmes pour mener une activité sportive ? Chez les plus jeunes femmes vient de se créer cependant un mouvement politique de revendications sur les corps obèses « Gras politique » afin de ne plus ressentir l’exclusion de l’obésité...   

Les femmes séniores Lgbt +  expriment peu un ressenti d’exclusion esthétique et de performance.

 

Pouvez-vous témoigner sur ce sujet : Quel regard portez-vous et pensez-vous que l’on vous porte sur votre corps vieillissant lors des activités sportives ?

Ce témoignage peut  être fait anonymement soit par le blog GreyPride soit en envoyant votre témoignage à dldomlefevre@gmail.com

 

Je vous remercie et vous ferai part de l’ensemble du travail au vu du nombre de réponses. Il peut être éventuellement publiable dans la revue : « Sexualités Humaines »

 

Dominique Lefèvre

psycho-sexologue

 


07/08/2018
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L’art de se faire des amis

L’art de se faire des amis
Emigré au Maroc depuis 21 ans, j’ai dû me construire un nouveau réseau de relations. Au bout de 14 ans, j’ai pris conscience que je connaissais des gens, mais je n’avais pas de vrais amis ici. J’ai redoublé d’efforts, me suis inscrit sur facebook, sur un site de rencontres, ai multiplié les sorties… pour peu de résultats, en fait. Alors j’ai essayé de comprendre sur quoi je butais.

D’abord, à l’étranger, les décalages culturels compliquent les choses ; quand à la communauté des expatriés, elle se renouvelle tout le temps, est constituée des gens disparates, qui n’ont pas de liens réels ni passif entre eux.
Je sais aussi qu’en vieillissant, on s’enthousiasme moins pour les autres, on est pris par le travail, on s’encroute dans ses habitudes ; être ouvert sur les autres, c’est aussi un art de vivre qui s’entretient.
Enfin, j’ai identifié 3 règles qui régissent l’art de se faire des amis : 
- Les amis des amis ont des chances de devenir mes amis ; tout le monde sait ça. 
- Si mes amis se connaissent entre eux, il se crée une toile où tous les liens se croisent et se stimulent alors que, isolément, ils risquent de s’étioler. 
- Enfin, les relations, ça s’entretien et se développe par du vécu, des expériences concrètes.

Nous avons aujourd’hui des outils nouveaux pour communiquer, se rencontrer : les sites de rencontres, les réseaux sociaux… Quoiqu’on en dise, je trouve qu’ils offrent des opportunités réelles ; à chacun d’apprendre à les utiliser au mieux. Peut-être aussi, y a-t-il des formules nouvelles à inventer…

A partir des quelques règles identifiées plus haut, j’ai donc imaginé un nouveau concept de réseau social.
- Tu n’entres que sur parrainage et, au départ, tu ne découvres que les amis de ton parrain (règle n° 1 : les amis des amis ont des chances de…). 
- Tu ne peux valider que 15 contacts en amis (les amis de ton parrain sont donc de VRAIS amis ; raison de plus pour les rencontrer). 
- Chaque fois qu’un ami de ton parrain te classe aussi en ami, tu peux découvrir ses propres amis (ainsi tu tisses un réseau tout en élargissant ton cercle). 
- Plusieurs fonctionnalités sont faites pour permettre des échanges, se rendre service, alimenter les relations et se rencontrer dans la vie réelle (annonces, page de partage, forum, fonctionnalité pour alerter des sorties qu’on envisage pour se donner l’opportunité de se retrouver, passer des bons moments ensemble).

Très vite j’ai compris que cette idée là pouvait répondre à des besoins LGBT. D’abord ici au Maroc, avec une législation homophobe, les applications de rencontres sont beaucoup utilisées pour des traquenards, de la prostitution ; pouvoir se rencontrer en toute sécurité est un réel besoin.
J’ai 60 ans et déjà tenu un sauna ; je connais bien notre communauté ; je sais qu’en Europe, les rencontres sont faciles mais qu’il y règne aussi beaucoup de solitude. A tous les âges, partout dans le monde, il y a des gens qui aspirent à des relations sincères. En découvrant le projet Grey Pride, je me suis dit que mon réseau pouvait répondre aussi à tous ceux qui ne trouvent plus leur place sur les espaces habituels de drague. 

Le troisième âge n’a aucune raison d’être un temps de solitude ; c’est justement le moment où on n’a plus rien à prouver et tout le temps pour soigner les raison humaines. Profitons-en !

Voilà, ce réseau existe ; il faut juste l’amorcer désormais. Je cherche des gens, séduit par cette idée et prêt à m’accompagner, à partager des contenus, inviter et motiver les gens autour d’eux. Contactez-moi sur rezoyagsocial@gmail.com ; je vous expliquerai plus en détail le projet engagé et, quand j’aurai réuni une petite équipe, je vous ferai entrer sur le réseau pour commencer ensemble à tisser une toile humaine. Pour continuer à vivre, entretenir le plaisir de rencontres nouvelles, pouvoir partager des choses dans la vraie vie.

 

 

 


04/04/2018
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Alain, la solitude au naturel...

J'ai rencontré Alain, dans une maison de convalescence et de rééducation. Il était bêtement tombé chez lui...

Alain à 85 ans, il vit seul, locataire dans un petite maison de banlieue. Tomber chez soi, quand on est seul et que l'on est dans l'incapacité de se relever, ça peut être mortel... Pas de famille, pas d'amis, une aide à domicile qui vient une fois par semaine... donc pas de sauveteur pour simplement vous remettre sur pied ! Heureusement, Alain avait dans sa main le combiné téléphonique qu'il venait d'utiliser. Ainsi il a pu appeler des voisins qui on fait venir les pompiers.

Maintenant , vous me direz ce cas, est le cas de nombreuses personnes âgées qui vivent seules, à un détail prêt.

Quelques mois auparavant, une association caritative l'avait contacté pour voir s'il souhaitait des visites, mais il avait gentiment repoussé cette proposition en acceptant seulement de recevoir un coup de fil de temps en temps. Pourquoi ce refus ?

Dès que je l'ai vu, j'ai compris qu'Alain était homosexuel, et j'ai très rapidement glissé dans la conversation que "mon ami" m'attendait, afin de donner des indices évidents de ma sympathie pour les homosexuels (et pour cause). Le message est vite passé ! Et même si le mot "homosexuel" n'a jamais été prononcé, une véritable complicité s'est installée. Depuis je suis revenu plusieurs fois le voir et maintenant qu'il est rentré chez lui je suis invité à venir dans son pavillon.

Pourquoi ce refus de visite de bénévoles et au contraire une invitation en ce qui me concerne ? La réponse me semble simple, la peur de faire entrer dans son intimité des personnes qui ne comprendraient pas son histoire ou qui pourraient se montrer hostile alors qu'il est incapable de se défendre.

Par peur, l'auto-exclusion et la solitude reste donc la seul solution.

C'est pour ça que GreyPRIDE existe ; pour que des personnes LGBT fragiles et isolées ne craignent plus de recevoir de l'aide ou des visites et puissent vieillir décemment.

 


05/08/2016
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