Grey PRIDE

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Presse, Radio, Video


Sex & the silver gays

Cet après-midi j'étais invité à participer à un débat, en présence du réalisateur, suite à la projection d'un film qui a été présenté dans le cadre du festival chérie-chéri.

C'était "Sex & the silver gay" que vous pouvez visionner en cliquant  ici

Je ne résiste pas à vous donner tout de suite mes impressions "toutes chaudes", et pour cause...

 

Le film présente une association new-yorkaise et ses activités... assez orientées sur les rencontres sexuelles.

 

On entend donc des hommes "gays" parler librement de leur vie, de leur histoire, de leurs désirs et de leurs pratiques sexuelles. Ce qui est incroyable, c'est la liberté de ton et la facilité qu'ils ont à parler d'eux-mêmes.

Quelques jeunes, mais principalement des 60, 70 ,80tenaires ; certains malades, handicapés, en chaise roulante qui se précipitent une fois par mois pour donner libre cours à leurs ébats.

 

Le film est sans pudeur ; il montre tout !

Aucune fausse pudeur, des paroles crues mais qui ont le grand mérite de donner un sentiment d'humanité, des corps marqués par la vieillesse mais qui s'exposent sans angoisse...

 

Certains d'entre vous me diront que "les partouzes" ce n'est pas le but de leur vie !

Mais quand je vois la difficulté que nous avons, en France,  à formuler des choses simples concernant notre vie, notre rapport à la vieillesse, notre appartenance ou pas à une communauté, cette liberté de ton fait du bien.

 

Et vous qu'en pensez-vous ? Parler de ses désirs de ses pratiques ou de ses frustrations sexuelles, est-ce une liberté ? ou pensez-vous que cela n'a aucun intérêt ? Le débat est ouvert....


17/11/2017
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Doit-on prendre en compte l’identité communautaire dans les maisons de retraite ?

En France le principe républicain veut que les maisons de retraite soient ouvertes à tous et qu’elles ne soient pas réservées à des membres d’une même « communauté ».
Mais aujourd’hui la question se pose de savoir si les Ehpad répondent bien à tous les besoins des résidents en matière de codes culturels et religieux.
Si dans plusieurs pays d’Europe ou aux Etats-Unis, les Ehpad communautaires éclosent, en France la spécificité de certains publics (personnes âgées homosexuelles, ou de confession juive ou musulmane) posent encore question.

En février 2013, la résidence autogérée et réservée aux femmes, la maison des babayagas, a officiellement ouverts ses portes à Montreuil (Seine-Saint-Denis). Il aura fallu plus de dix ans à ce projet unique en France pour voir le jour. Portée par trois féministes, le projet se définit comme un projet « pour femmes vieillissantes voulant se prendre en charge elles-mêmes jusqu’au bout ». Le conseil général leur a un temps refusé une autorisation, jugeant leur modèle discriminatoire voire communautariste. Tout compte fait, la maison des babayagas aura bénéficié de fonds publics (environ 4 millions) alors qu’ en France la règle est simple : pas de versement de fonds publics dans les établissements qui ne seraient pas ouverts à tous. Ce type d’établissement est autorisé à ouvrir mais ne peut alors faire l’objet de financements publics.

Dans les structures destinées aux personnes âgées dépendantes, seul l’âge est un motif d’inclusion ou d’exclusion. Au nom du principe de l’égalité républicaine, les établissements sont ouverts à tous. Ou plutôt devraient être ouverts à tous car en France beaucoup d’Ehpad sont destinés à un public prioritaire.
C’était notamment le cas de certains établissements confessionnels, dédiés aux sœurs et frères vieillissants, des Ehpad issus des mutuelles professionnelles, comme les maisons de retraite pour anciens cheminots, ou plus récemment encore la Maison nationale des artistes.

S’il y’a actuellement une réflexion de l’accueil en Ehpad de publics dits spécifiques (personnes handicapées vieillissantes, migrants âgées, homosexuels) le tabou reste grand quand il s’agit de poser la question de l’identité communautaire en Ehpad.

En effet, poser le débat de l’identité communautaire c’est se retrouver confronter à ceux qui craignent l’amalgame avec la notion de communautarisme. C’est le cas des Ehpad qui revendiquent leur identité juive ou encore ceux qui accueillent des migrants âgés – en grand majorité de confession musulmane.

Qu’est-ce que l’identité communautaire ?

C’est l’identification en tant que membre d’un groupe de personnes – la communauté (religieuse, sociale, culturelle…) – partageant un ensemble d’affinités, de pratiques ou de codes culturels à respecter.

Il est donc parfaitement légitime de s’interroger sur la possibilité pour un ehpad de répondre aux codes culturels, religieux, aux interdits alimentaires des résidents qu’ils accueillent.
Ce n’est pas à 90 ans que l’on doit demander aux résidents de s’adapter et de s’intégrer dans un groupe auquel il ne s’identifie pas.

Quelques questions restent donc en suspect comme celle de la prise en charge en établissement des personnes âgées issues de la communauté homosexuelle ? Cette question est portée par les associations militantes lesbiennes, gays, bisexuelles et trans (LGBT) sans être partagée encore par les acteurs du secteur du grand âge. Comment ne pas prendre en considération l’identité juive de certains résidents en particulier quand il s’agit de survivants de la shoah ? Car l’identité communautaire est un élément fondamental dans la prise en charge, en particulier, quand il s’agit de personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer. Difficile en effet de faire un travail sur la mémoire quand un pan de l’identité de l’individu est passé sous silence.

Qu’elle place accorder à l’identité communautaire dans le projet de vie des résidents ? Comment l’intégrer dans une politique de bientraitance ?
Tant de questions auxquelles les établissements ne pourront échapper s’ils veulent s’adapter aux évolutions et aux besoins de la société française.

Source: Les mensuel des maisons de retraite


22/10/2017
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SENIORS : LES RÉSIDENCES POUR TOUS, C’EST POSSIBLE !

 

Seniors : les résidences pour tous, c’est possible !

NICOLAS BOUDEVILLE / Président d'Edifice Capital  
 

Dans un pays qui comptera un tiers de plus de 65 ans en 2050 et dans un continent qui dénombrera 150 millions de seniors dès 2035, le vieillissement de la société constitue un défi considérable pour les décideurs. Face à cet enjeu, le débat public se concentre trop souvent sur la dimension anxiogène de l'allongement de la durée de la vie (perte d'autonomie, isolement, cumul de pathologies...), alors qu'il devrait faire émerger toutes les raisons d'espérer dans cette évolution démographique, laquelle représente avant tout une excellente nouvelle pour la santé de chacun et l'innovation (télémédecine, santé numérique...). 

 
 

À ce titre, il convient ainsi de se réjouir de l'émergence d'une catégorie de seniors actifs, qui avancent dans la vie en bénéficiant des progrès de la médecine, sans perdre les facultés essentielles de leur autonomie, avec ou sans maladie chronique. Ainsi, l'espérance de vie des Français en bonne santé après l'âge de la retraite est de 20 ans aujourd'hui quand elle était deux fois inférieure jusqu'au début des années 1980. 

Dans la classe médiatique ou politique, parmi les artistes ou dans la vie quotidienne, les plus de 60 ans en bonne santé occupent l'espace à leur façon, complétant les plus jeunes et apportant leur expérience, profondément déterminés à être des acteurs connectés à leur écosystème et non des poids pour leur entourage. 

À ce titre, la transformation des logements dédiés aux aînés est l'un des meilleurs exemples de la montée en puissance des seniors actifs. En France, l'hébergement des personnes âgées s'est longtemps résumé au développement massif des établissements d'hébergement pour personnes âgées dépendantes (Ehpad), dont la presse relaie souvent les difficultés (isolement, coût des prestations et prise en charge par la collectivité, conditions de travail et insuffisance des personnels...). 

 

Mais les 600 000 places proposées actuellement par les maisons de retraite médicalisées ne sauraient répondre à l'attente des aînés valides, lesquels redoutent la solitude (ex. : à Paris, la moitié des plus de 75 ans vit seule) et le prix d'un hébergement individuel (mises aux normes, loyers...). 

Qu'il s'agisse des résidences seniors, gérées par le secteur privé, dont le nombre est cruellement insuffisant (1 % de l'hébergement des personnes âgées contre 7 % au Royaume-Uni et 10 % au Québec) ou qu'il s'agisse des résidences autonomie (anciens "logements-foyers"), gérées par la collectivité ou leurs partenaires (CCAS, bailleurs sociaux, associations...), l'habitat des personnes âgées non dépendantes se développe, mais accuse un retard encore important. 

Malgré une réelle prise de conscience des acteurs publics (loi Dépendance 2015, loi Censi-Bouvard...), le développement et la rénovation de l'habitat senior non médicalisé se heurtent à un écueil financier important, causé par le coût des mises aux normes et la construction et la rénovation des installations. 

Dans ces circonstances, le partenariat entre opérateurs privés d'une part, et collectivités publiques d'autre part, constituerait un levier majeur. Si les premiers ont les moyens et la volonté d'investir dans un territoire qui demeure encore trop peu maillé à l'échelle nationale, les secondes sont confrontées à des marges de manoeuvre budgétaires plus limitées que jamais et doivent assurer un hébergement à leurs aînés valides, notamment les plus modestes. 

Concrètement, le lien entre acteurs économiques et institutionnels impliquerait la construction puis l'exploitation par le secteur privé, sur un espace foncier appartenant à un bailleur public, d'un site dédié à l'hébergement des seniors non dépendants. Une partie des logements serait attribuée par la collectivité aux bénéficiaires de l'aide sociale dans le respect des plafonds de redevance prévus par le législateur, tandis que l'autre partie serait réservée aux personnes en mesure de financer un hébergement de type résidence pour seniors. 

 

Ces partenariats publics privés (PPP) existent et fonctionnent déjà, et permettent aux collectivités de financer la réhabilitation des logements-foyers par une optimisation de leur foncier en intégrant un immeuble communal jouxtant le bâtiment de la résidence existante. Ces PPP permettent la coexistence de logements sociaux et de logements libres, le partenaire privé assurant la gestion de la totalité de la résidence. 

Ce modèle présente plusieurs avantages : premièrement, la viabilité financière et le développement accéléré d'un hébergement pour les plus de 65 ans sans déficience majeure, ce qui représente un équipement essentiel pour l'équilibre d'un territoire ; deuxièmement, la mixité sociale permettant de faire se côtoyer des aînés de différentes conditions, ainsi que leur entourage ; troisièmement et c'est peut-être là l'essentiel, favoriser, à travers l'habitat des seniors actifs, la place que ces derniers méritent au coeur de la société.


En savoir plus sur

https://www.lesechos.fr/idees-debats/cercle/cercle-174456-seniors-les-residences-pour-tous-cest-possible-2119490.php#T2UVftldTiYQVRO2.99


17/10/2017
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Une urgence : développer de nouveaux types d'habitats

 

Seniors : les résidences pour tous, c’est possible !

NICOLAS BOUDEVILLE / Président d'Edifice Capital  
 

 

Le vieillissement de la population doit amener les collectivités à relever le défi de l’hébergement des personnes âgées dépendantes d’une part et des seniors plus autonomes d’autre part. Pour ces derniers, l’habitat doit aussi se développer.

Dans un pays qui comptera un tiers de plus de 65 ans en 2050 et dans un continent qui dénombrera 150 millions de seniors dès 2035, le vieillissement de la société constitue un défi considérable pour les décideurs. Face à cet enjeu, le débat public se concentre trop souvent sur la dimension anxiogène de l'allongement de la durée de la vie (perte d'autonomie, isolement, cumul de pathologies...), alors qu'il devrait faire émerger toutes les raisons d'espérer dans cette évolution démographique, laquelle représente avant tout une excellente nouvelle pour la santé de chacun et l'innovation (télémédecine, santé numérique...). 

 
 

À ce titre, il convient ainsi de se réjouir de l'émergence d'une catégorie de seniors actifs, qui avancent dans la vie en bénéficiant des progrès de la médecine, sans perdre les facultés essentielles de leur autonomie, avec ou sans maladie chronique. Ainsi, l'espérance de vie des Français en bonne santé après l'âge de la retraite est de 20 ans aujourd'hui quand elle était deux fois inférieure jusqu'au début des années 1980. 

Dans la classe médiatique ou politique, parmi les artistes ou dans la vie quotidienne, les plus de 60 ans en bonne santé occupent l'espace à leur façon, complétant les plus jeunes et apportant leur expérience, profondément déterminés à être des acteurs connectés à leur écosystème et non des poids pour leur entourage. 

À ce titre, la transformation des logements dédiés aux aînés est l'un des meilleurs exemples de la montée en puissance des seniors actifs. En France, l'hébergement des personnes âgées s'est longtemps résumé au développement massif des établissements d'hébergement pour personnes âgées dépendantes (Ehpad), dont la presse relaie souvent les difficultés (isolement, coût des prestations et prise en charge par la collectivité, conditions de travail et insuffisance des personnels...). 

 

Mais les 600 000 places proposées actuellement par les maisons de retraite médicalisées ne sauraient répondre à l'attente des aînés valides, lesquels redoutent la solitude (ex. : à Paris, la moitié des plus de 75 ans vit seule) et le prix d'un hébergement individuel (mises aux normes, loyers...). 

Qu'il s'agisse des résidences seniors, gérées par le secteur privé, dont le nombre est cruellement insuffisant (1 % de l'hébergement des personnes âgées contre 7 % au Royaume-Uni et 10 % au Québec) ou qu'il s'agisse des résidences autonomie (anciens "logements-foyers"), gérées par la collectivité ou leurs partenaires (CCAS, bailleurs sociaux, associations...), l'habitat des personnes âgées non dépendantes se développe, mais accuse un retard encore important. 

Malgré une réelle prise de conscience des acteurs publics (loi Dépendance 2015, loi Censi-Bouvard...), le développement et la rénovation de l'habitat senior non médicalisé se heurtent à un écueil financier important, causé par le coût des mises aux normes et la construction et la rénovation des installations. 

 

Dans ces circonstances, le partenariat entre opérateurs privés d'une part, et collectivités publiques d'autre part, constituerait un levier majeur. Si les premiers ont les moyens et la volonté d'investir dans un territoire qui demeure encore trop peu maillé à l'échelle nationale, les secondes sont confrontées à des marges de manoeuvre budgétaires plus limitées que jamais et doivent assurer un hébergement à leurs aînés valides, notamment les plus modestes. 

Concrètement, le lien entre acteurs économiques et institutionnels impliquerait la construction puis l'exploitation par le secteur privé, sur un espace foncier appartenant à un bailleur public, d'un site dédié à l'hébergement des seniors non dépendants. Une partie des logements serait attribuée par la collectivité aux bénéficiaires de l'aide sociale dans le respect des plafonds de redevance prévus par le législateur, tandis que l'autre partie serait réservée aux personnes en mesure de financer un hébergement de type résidence pour seniors. 

 

Ces partenariats publics privés (PPP) existent et fonctionnent déjà, et permettent aux collectivités de financer la réhabilitation des logements-foyers par une optimisation de leur foncier en intégrant un immeuble communal jouxtant le bâtiment de la résidence existante. Ces PPP permettent la coexistence de logements sociaux et de logements libres, le partenaire privé assurant la gestion de la totalité de la résidence. 

Ce modèle présente plusieurs avantages : premièrement, la viabilité financière et le développement accéléré d'un hébergement pour les plus de 65 ans sans déficience majeure, ce qui représente un équipement essentiel pour l'équilibre d'un territoire ; deuxièmement, la mixité sociale permettant de faire se côtoyer des aînés de différentes conditions, ainsi que leur entourage ; troisièmement et c'est peut-être là l'essentiel, favoriser, à travers l'habitat des seniors actifs, la place que ces derniers méritent au coeur de la société. 

 




06/10/2017
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LGBT, La liberté d'aimer

Bonjour à tous,

 
Je viens de voir en replay, l’émission de LCI, dont une camerawoman était passée un samedi à  Basiliade, lors d’une rencontre Grey pride :
Je ne l’avais pas vu auparavant, je pense que d’autres adhérents non plus.
 
Bon week-end et/ou bonnes vacances,
Alain Moguerou
 
Capture d’écran 2017-08-05 à 16.03.11.png

07/08/2017
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