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Vincent Peillon : un nouveau service public pour les maisons de retraite

Un nouveau service public des maisons de retraites

Nous devons prendre la mesure des conséquences du vieillissement de la population et de la charge qu’il fait peser sur les familles et notamment les plus modestes. 31 % de la population aura plus de 60 ans en 2040, contre 23 % aujourd’hui. Environ 2 millions d’entre eux seront alors dépendants, quand ils sont aujourd’hui 1,2 million. Les besoins en accueil collectif vont donc considérablement augmenter.

Or, le coût moyen du séjour en maison de retraite est très supérieur aux revenus moyens des personnes concernées. Le coût moyen mensuel d’une maison de retraite en France est proche de 2500 euros. Mais la retraite nette moyenne mensuelle en France est inférieure à 1100 euros. L’allocation personnalisée d’autonomie (APA) ne dépasse pas 620 euros par mois pour le degré de dépendance le plus élevé.

Par conséquent, de très nombreuses personnes doivent être aidées par leur famille ou puiser dans leur épargne pour pouvoir financer leur séjour en maison de retraite. Malheureusement, certaines personnes âgées n’ont ni revenus suffisants, ni familles, ni épargne pour faire face à ce coût. Il appartient dès lors à la solidarité nationale de prendre en charge ces situations.
Je propose donc la création d’un service public de maisons de retraite, qui visera à offrir aux personnes qui en ont besoin un séjour gratuit ou à contribution extrêmement faible, sous conditions de revenus et de patrimoine. 10 000 places par an seront ainsi créées, soit 50 000 sur le quinquennat et 250 000 à horizon 2040. Une partie de ce nouveau service public sera financée par l’APA des personnes concernées ; le reste sera financé par l’État à hauteur de 300 millions d’euros par an, soit 1,5 milliard d’euros sur cinq ans. Légaliser l’aide médicale à mourir, tout en garantissant un accès universel aux soins palliatifs
La loi sur la fin de vie a permis plusieurs avancées significatives, en particulier sur la mise en place d’une sédation profonde et continue pour les patients en fin de vie. Je propose d’aller plus loin, en légalisant l’aide médicale à mourir, tout en universalisant l’accès aux structures de soins palliatifs, pour que tous les Français soient autonomes et libres de leurs choix en ce qui concerne la fin de leur vie.

extrait du programme

 



04/01/2017
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