Grey PRIDE

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Proposition 4 du rapport Delaunay : accompagnement, tiers de confiance

Proposition 4 : Faire évoluer le droit à l'accompagnement, de l'aidant, au-delà des statuts existants de tiers de confiance dans la santé ou la fin de vie, de tutelle/curatelle ou d'exécuteur testamentaire, par l'extension du statut de personne de confiance aux domaines sociaux, sur la base d'un choix volontaire des personnes. Nous proposons d'introduire des éléments nouveaux dans le droit permettant d'éviter de toujours écrire « famille ou ayant droit » dans les textes, de favoriser la reconnaissance et les droits de famille de choix et tiers de confiance dans le soin et les autres dimensions sociales.

 

Cette proposition fait apparaître le tiers de confiance qui est un prolongement de "la personne de confiance"

LE ROLE DE LA PERSONNE DE CONFIANCE :

    • La personne de confiance ne se substitue pas à vous.

    • Si, du fait de votre état, vous êtes incapable d’exprimer votre volonté ou de recevoir des informations concernant votre état, l’équipe médicale consultera en premier la personne de

      confiance.

    • L’avis de la personne de confiance doit refléter votre volonté. C’est

      pourquoi il est important de désigner une personne qui sera

      capable d’indiquer vos souhaits le moment venu.

    • L’avis de la personne de confiance ne prévaut pas sur vos

      directives anticipées.

    • Les directives anticipées indiquent vos souhaits, en fin de vie, sur les conditions de la limitation ou l’arrêt de traitement, dans le cas où vous ne serez plus en mesure d’exprimer votre volonté. Vous devez les formuler par écrit et vous pouvez les révoquer à tout moment.

    • La personne de confiance peut vous accompagner, si vous le souhaitez, dans vos démarches et lors de vos entretiens médicaux

Les personnes LGBT pourraient désigner un tiers de confiance LGBT qui serait le garant des volontés de la personne et qui pourrait agir en tant que médiateur par rapport à l'environnement pour que sa sensibilité LGBT soit respectée et s'assurer que l'orientation sexuelle de la personne ne pose pas de problème au  personnel aidant/soignant.

Ce rôle de médiateur permettrait en outre :

-  d'éviter d'installer une fausse relation avec les intervenants,

- de faciliter la révélation de l'orientation sexuelle de la personne pour que les proches soient perçus comme une famille choisie (mari, femme, amant, amante...)

- de respecter les volontés de la personnes sur des aspects qui sont difficiles à exprimer

 

Une association LGBT pourrait former ces médiateurs LGBT bénévoles pour être des interlocuteurs à la demande des personnes qui souhaiteraient faire appel à eux.



12/10/2015
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