Grey PRIDE

Grey PRIDE

La bientraitance des personnes âgées, un enjeu de société.

Combien de temps va-t-on encore dire que la prise en charge des personnes âgées dans notre société va bien ?


Oui bien sûr il y a des gens extraordinaires, qui sont dévoués, qui font leur maximum... 
Mais aussi bien en EHPAD que dans le maintien à domicile, nous sommes loin du compte pour préserver une qualité de vie correcte aux personnes âgées dépendantes, et le choc démographique, ainsi que l'allongement de la durée de vie de personnes en situation de dépendance ne va faire qu'aggraver la situation.
Comme pour les abattoirs, notre société a du mal à voir la réalité. Il est plus facile de jeter l'opprobre sur ceux qui y travaillent que sur un système qui génère de la maltraitance animale dans un cas, humaine dans l'autre.
Le gavage des animaux vous choque ? Que dire alors de la façon de nourrir à la cuillère un personnes âgée en 4 minutes pour des raisons de rythme de travail à respecter ? 
Pensez-vous que les personnes qui travaillent dans des abattoirs sont des sadiques ? Pensez-vous que la plupart des salariés d'EHPAD maltraitent volontairement les personnes dont ils ont la charge ? 
Qui a envie d'aller y travailler ? C'est plus facile de faire en sorte que ce soit d'autres qui s'en chargent !

Le désengagement de beaucoup de familles pour s'occuper de leurs vieux ne peut pas être compensé par la seule institutionnalisation de la prise en charge ; sans parler de tous ceux et toutes celles qui n'ont pas ou plus de familles.
Nous avons tous besoin d'aimer et d'être aimé, et c'est quelque chose qui ne s'achète pas.

Inutile de montrer du doigt des responsables ; nous sommes tous responsables de cette situation.
Le culte de l'individualité, l'absence de solidarité, le déni de notre propre vieillesse, la monétisation des tous les rapports, la recherche de profit quelque soit le secteur, l'incapacité d'accepter la notion de risque, le principe de précaution omni-présent, la priorisation de la durée de vie sur la qualité de vie, nous conduiront un jour où l'autre à devenir nous-même l'objet de maltraitance.

Vous allez me dire, mais alors qu'est-ce qu'on peut faire ?

- Soyons plus solidaires de nos vieux, de nos voisins, de nos connaissances en maintenant des liens, en rendant des petits services, en assurant une présence amicale (ce que font déjà pas mal d'associations).
- Combattons la monétisation du lien social, comme est entrain de l'instituer La Poste (service payant du facteur pour rassurer la famille que mamie n'est pas encore morte).
- Refusons la judiciarisation du lien social. Certains directeurs d'EHPAD demandent aux bénévoles d'association de fournir un extrait de casier judiciaire.
- Taxons les administrations et sociétés privés qui n'utilisent plus pour leur service clients que des serveurs vocaux ou des sites internet et qui ainsi privent les personnes en perte d'autonomie de ces mêmes services (tout en faisant de substantielles économies sur le nombre du personnel).
- Demandons au pouvoir public de favoriser la création de lieux de vie à taille humaine (10 à 20 appartements) et respectueux des minorités sexuelles ou culturelles.
- Permettons aux salariés de ces secteurs d'avoir des possibilités d'évolution et des passerelles dans les différents types établissements médico/sociaux pour ne pas les conduire à l'épuisement et leur permettre de s'occuper de patients différents (enfants, handicapés, personnes âgées...).
- Le temps complet choisi doit être la règle pour tous ceux qui le souhaitent avec le dédommagement du temps de transports entre résidence des patients.
- Dans les EHPAD accueillant des personnes en grande dépendance le ratio de salariés par rapport aux patients doit être revu à la hausse(8/10).
- Généralisons la coordination de tous les acteurs médicaux auprès des personnes âgées.
- Formons rapidement tous les intervenants au respect de l'intimité des seniors et de leur sexualité, au respect de leur orientation sexuelle et de leur identité de genre et à l'accueil des personnes séropositives.
...

Je m'arrête là... mais la liste n'est pas exhaustive.

Alors on s'y met ? On change de regard et on se construit un avenir meilleur ?


22/07/2017
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L'assistante sexuelle sera-t-elle un métier ?

Les personnes âgées, dépendantes ou non, ont droit à la sexualité 

par Nathalie Levray

 

ehpad-senior-sexualité-UNE© Photographee.eu-Fotolia

 

Le désir et le sexe font leur entrée dans les Ehpad par la grande porte, à l’occasion du 32e congrès de la Fnadepa. Le tabou levé, et alors que l’assistance sexuelle reste interdite en France, l’exercice du droit à la sexualité questionne directeurs et équipes : comment accompagner sans interférer, protéger sans abuser, reconnaître un consentement non verbalisé. Si la fin de vie n’empêche pas la sexualité, encore faut-il être juridiquement prémuni contre les risques de dérapage. Pour adapter les Ehpad à cette nouvelle donne, la formation des professionnels et une réflexion éthique permettent d’anticiper la survenance des situations. La loi d’adaptation de la société au vieillissement offre aux établissements, désireux à la fois de permettre et de protéger, trois outils supplémentaires : l’évaluation pluridisciplinaire, l’annexe au contrat de séjour et la procédure de sauvegarde.

 

L’assistance sexuelle sera-t-elle un métier exercé demain dans nos Ehpad, après l’ergothérapeute, le coiffeur, le chauffeur, etc. ?

Si la France refuse toujours la pratique en vigueur en Suisse, aux Pays-Bas ou en Allemagne, la Fédération nationale des associations de directeurs d’établissements et services pour personnes âgées (Fnadepa) a osé poser la question le 28 juin, dans le cadre de son 32e congrès tenu à Lille, sous le titre « Désir, sexe et 3e âge ». C’est qu’une population plus exigeante, plus consciente de ses droits et actrice de la libération sexuelle arrive dans les établissements.

« Pourquoi ne pas porter le sujet au grand jour ? », interroge Claudy Jarry, le président récemment renommé à la tête de l’organisation. « D’autant que ces sujets sont présents dans nos établissements depuis longtemps, mais personne n’en parlait », ajoute cette directrice qui a dirigé dix ans un Ehpad en région.

La fin de vie n’empêche pas la sexualité

Le tabou est levé. Les intervenants comme les quelque 380 participants reconnaissent l’existence du désir comme un « sujet à partager entre résidents, famille et soignants ». « La fin de vie n’empêche pas la sexualité », commente l’un d’eux. N’empêche, les multiples questions sous-jacentes sont loin d’être résolues.

Louise de Prémonville, qui a passé du temps en Ehpad pour réaliser son film « libérateur de paroles », Le corps des vieux, note une « certaine méconnaissance des professionnels » : pas évident de savoir réagir à une situation, de fixer la frontière entre accompagnement et ingérence, de laisser s’exprimer le désir au sein de la structure et sa satisfaction entre résidents, fussent-ils des conjoints, ou d’analyser un consentement sans verbalisation, etc.

Tout faire pour prévenir les risques de dérapage

Pour mieux connaître et savoir réagir, l’anticipation, notamment par la formation, est une des pistes évoquées à la tribune. Les professionnels peuvent être sensibilisés sur « des clés, des ressorts » mais le constat de la singularité de chaque situation et de la nécessité d’un traitement au cas par cas est partagé.

Même consensus sur les conséquences d’un manque pour appréhender une situation, cerner un besoin et y répondre : les risques de dérapage, voire d’agression, sont réels aussi bien dans les relations entre résidents qu’entre soignants et résidents. Aussi appartient-il à l’établissement et à son personnel de tout mettre en œuvre pour prévenir et gérer ces risques, mais sans rien empêcher de ce qui relève du respect de la vie privée et de la vie familiale, de la dignité et de la liberté d’aller et venir. « L’intimité inclut la sexualité », note David Caramel, avocat.

L’établissement ne peut pas faire l’économie d’un travail éthique

« Le droit à la sexualité existe, même en établissement », ajoute-t-il. Plus de dix textes (1) le garantissent, selon l’avocat.

Un droit qui doit s’équilibrer et s’épanouir dans les limites de l’obligation de sécurité due au résident par l’établissement et son personnel. Une sexualité sur laquelle l’établissement n’a aucune obligation de communiquer avec la famille, même si, dans sa pratique, David Caramel relève qu’aborder le sujet peut désamorcer une situation conflictuelle et anticiper une crise.

Après les outils rendus possibles par la loi de 2002, tels la pose de verrous et d’un appel d’urgence dans chaque espace privé, la transmission des informations et leur traçabilité, la procédure de signalement, l’établissement ne peut faire l’économie d’un « travail éthique », conseille David Caramel, notamment via un protocole de gestion de ces situations.

Trois outils supplémentaires avec la loi Vieillissement

L’avocat défend en outre trois dispositifs de la loi d’adaptation de la société au vieillissement du 28 décembre 2015. L’évaluation pluridisciplinaire définit les « mesures particulières à prendre pour assurer l’intégrité physique et la sécurité de la personne » et « soutenir l’exercice de sa liberté d’aller et venir ». Dans ce cadre, l’« appréciation humaine et médicale » de l’équipe, en lien avec la famille et les proches le cas échéant, peut permettre de répondre aux besoins sexuels d’un résident.

L’annexe au contrat de séjour, dont le modèle est réglementaire, peut concrétiser ces mesures individuelles élaborées par le médecin coordonnateur ou traitant avec l’équipe médicosociale de l’établissement.

Enfin, en l’absence d’interlocuteur familial, l’avocat rappelle l’utilité de la procédure de sauvegarde, étendue aux personnes hébergées dans des établissements médicosociaux.


04/07/2017
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La Poste est a gerber !

On vit une époque formidable ! La poste vous propose de payer pour voir si papi ou mamie est toujours vivant-e. Quand le facteur fait sa tournée pour le courrier, il vient dire bonjour ! La nouveauté ? C'est que maintenant c'est un service payant.

 

En plus du forfait à 19,90€, est-ce que vous proposez des options ? Option famille : Il ou elle embrasse : 1,5€ ; Option sexy : Il ou elle baisse sa culotte : 4,20€.... La minute supplémentaire est à combien ?

 

Honte aux dirigeants de La Poste ! Honte à ces cadres supérieurs qui pensent pouvoir faire du fric avec tout !

Sortons ces individus de notre société, ils ne méritent pas le statut d'être humains !
Faire du fric sur les relations humaines de base, c'est inadmissible ! 

 

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27/06/2017
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Etre vieux séropositif: synonyme d'isolement et de honte

 

20 minutes article original

Gay Pride: «Etre vieux et séropositif est devenu synonyme d'isolement et de honte»

VIEILLESSE L'association Grey Pride tente de venir en aide aux séniors LGBT et séropositifs, qui souffrent encore plus de l'isolement et de la pauvreté que les autres personnes âgées...

 

 

Illustration Gay pride a Toulouse en 2008.

Illustration Gay pride a Toulouse en 2008. — A.GELEBART/20MINUTES

  • Ce samedi, la Marche des Fiertés se déroule à Paris avec pour mot d'ordre «PMA pour toutes!»
  • L'occasion d'évoquer la problème des gays séniors malades du sida qui font face à une solitude et parfois à une pauvreté importante. 
  • La jeune association Grey Pride espère encourager l'Etat à se préoccuper de ces personnes âgées LGBT oubliées.

« Dans notre société, les vieux, c’est toujours les autres ! », ironise Francis Carrier. Ce samedi, il défilera pour la Gay Pride à Paris. Mais ce qu’il aimerait, c’est qu’on s’intéresse plutôt à Grey Pride, l’association qu’il a fondée en novembre 2016 pour aider les LGBT séniors.


Encore plus isolé quand on est homo et séropo

« Je suis bénévole aux Petits frères des pauvres et je me suis demandé où passaient les vieux gays et vieilles lesbiennes ? raconte Francis Carrier, 63 ans. On ne les voit nulle part. Parce que par peur d’être stigmatisés, ils s’isolent. Souvent, quand vous participez à une association, la première question qu’on vous pose, c’est "vous avez des enfants ?" Plutôt que de s’inventer une vie hétéro ou de subir la discrimination, certains s’enterrent. » Si la solitude fait souffrir bien des personnes âgées, l’homosexualité accentue alors l’isolement.

« Et le sida ajoute encore une couche de plus de discrimination », explique ce séropositif depuis 1984, qui regrette que l’Etat n’ait pas été très prévoyant. Grâce à l’avancée des traitements, on peut aujourd’hui vivre longtemps avec le sida. Certaines études assurent même que l’espérance de vie est la même pour un séropositif traité et pour une personne qui n’est pas malade. « Environ 50.000 séropositifs ont plus de 50 ans, mais dans quelques années, deux tiers de cette population entrera dans le grand âge », avance Francis Carrier.

« Etre vieux et séropositif est devenu synonyme d’isolement et de honte, regrette aussi Didier Lestrade, co-fondateur d’Act up-Paris et de Têtu. Alors qu’on devrait être fiers d’avoir survécu, de s’être battus pour les autres. »

>> A lire aussi: Sida: Comment mieux dépister les séropositifs qui s'ignorent?

Des difficultés financières et des carrières brisées

Cette figure de proue de l’engagement dans la lutte contre le sida dénonce aujourd'hui le manque de reconnaissance. « Le bénévolat ne fait pas vivre, tempête Didier Lestrade, séropositif depuis 1986. Il y a deux ans, je mangeais grâce aux Restos du Cœur, avec tout ce que j’ai donné dans ma vie pour la société. Aujourd’hui, je dis tout haut ce que des milliers vivent dans le silence, assure le presque sexagénaire au RSA. Dans les années 1990, on s’est battus pour avoir accès à des traitements, mais aujourd’hui l’urgence est tout aussi importante pour des séniors séropositifs qui n’arrivent pas à boucler leur fin de mois. »

Le parcours professionnel des séropositifs a souvent été bouleversé par la maladie. « Beaucoup de personnes séropositives ont vécu des ruptures professionnelles et se retrouvent dans des situations chaotiques à la retraite », renchérit Francis Carrier. Soit parce qu’ils ont milité pendant des années bénévolement, soit parce que leurs problèmes de santé leur ont imposé des parenthèses dans leur carrière… « Quand vous travaillez en entreprise, un salarié reste pour toujours le malade du sida et n’aura pas le même trajet qu’un autre », ajoute le fondateur de Grey Pride.

Un manque de moyens qui peut s’avérer dramatique. « Bien sûr, l’espérance de vie des séropositifs a beaucoup augmenté, reprend-il. Mais quand on vit avec 800 euros, sans ami et au cinquième étage sans ascenseur, elle risque de chuter vite ! » Et la solidarité ne va pas forcément de soi. « Le regard de la communauté LGBT sur ses vieux n’est pas tendre, reconnaît Francis Carrier. Le modèle dominant reste le jeune de 25 ans musclé avec un petit cul. »

Comment aider ces séniors séropositifs ?

Francis Carrier ne manque pas d’idées pour améliorer la situation de ces séniors séropositifs et plus généralement LGBT. « En gériatrie, le personnel n’est pas formé sur le VIH. Et on a bien vu dans les années 1980 la force de la peur sur le sida… » Lui espère avec cette association constituer un groupe de pression pour que l’État se penche sur ce sujet. Pour que les personnes âgées ne soient pas oubliées dans les messages de prévention. Pour que des EHPAD pour LGBT voient le jour…

En attendant un tel changement, il tente de reconstruire du lien social, grâce à une ligne d’écoute deux fois par semaine et un salon ouvert une fois par mois. « Parce que la première étape, c’est de les rendre visibles, de leur rendre leur fierté, leur droit d’exister », plaide Francis Carrier.

Il l’assure : la problématique est transversale. Rejoint par douze associations LGBT, Grey Pride se veut un espace de réflexion sur la vieillesse et le VIH, mais aussi sur l’habitat, la solidarité, la discrimination, le sport. Le collectif va également participer au Gay Games à Paris en août 2018. Autant de relais pour se faire entendre. D’ici là, le film de Robin Campillo, qui sortira en salle fin août après avoir ému le Festival de Cannes, devrait donner un coup d’accélérateur à cette médiatisation des séniors séropositifs : 120 Battements par Minutes retrace le combat et le courage des membres d’Act-Up. « Le sida nous a beaucoup affectés, déglingués même », résume Didier Lestrade.


26/06/2017
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4àème anniversaire de la gaypride

 

RMC/BFM article original

40e anniversaire de la Gay Pride: "aujourd’hui, s'il était si facile d’être homosexuel, des modèles existeraient"

 
 
Ce samedi, la Gay Pride parisienne fête ses 40 ans. (Photo d'illustration)
 

Ce samedi, la Gay Pride parisienne, dont le slogan 2017 est "la PMA pour toutes, sans condition et sans restriction", fête son 40e anniversaire. L'occasion de revenir sur quatre décennies de combats et de lutte de la communauté LGBT. 


26/06/2017
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